Une image, comme le cinéma, prend tout son sens lorsqu’elle cesse de représenter une histoire — quelque chose qui s’est produit un instant auparavant ou qui se produira dans un instant. Les émotions contribuent à cette histoire et la déterminent.
Photoemotion repose précisément sur cette approche de l’image. Un geste, un regard, la lumière ou la relation entre une figure et l’espace peuvent créer une tension qu’aucune perfection technique ne saurait remplacer, tout en laissant place à l’interprétation et à la perception personnelle.
La véritable force apparaît lorsque l’esthétique s’appuie sur une observation précise d’une personne : son incertitude, sa joie, sa proximité ou sa solitude. Ce sont le détail et l’authenticité qui distinguent une image qui est belle d’une image qui reste en mémoire.
En fin de compte, nous ne nous souvenons pas de toutes les images que nous avons vues. Nous nous souvenons de celles qui nous ont fait ressentir quelque chose.